Conférence : « Le niveau de preuve en nutrition »

Par Pr. Eric Brückert, PU-PH, Chef du service d’endocrinologie et prévention des maladies cardiovasculaires IHU cardiométabolique (Hopital Pitié Salpêtrière, Paris) et Paule Latino-Martel, directrice de Recherche (INRA UMR Inserm U557, Inra U1125, Cnam, Université Paris 13) et Coordinatrice du réseau NACRe.

Eric Bruckert1 – Quel niveau de preuve faut-il exiger en nutrition pour établir des recommandations ?
Par  Pr. Eric Brückert
Le niveau de preuve est maintenant largement utilisé dans l’ensemble des recommandations médicales avec une gradation consensuelle en 3 niveaux : A (preuve scientifique établie), B (présomption de preuve) et C (preuve non établie). Cette classification permet de se faire une idée lorsque des recommandations sont proposées. Si le niveau de preuve est plus difficile à obtenir en nutrition, une rigueur plus importante et une classification adaptée devraient aider à limiter les messages contradictoires et à situer le niveau de preuve dès que des recommandations ou des allégations sont formulées. Le niveau de preuve classiquement le plus élevé correspond à des essais randomisés contrôlés bien conduits ou des meta-analyses de ces essais.

 

Paule Latino Martel2 – Comment passer du niveau de preuve aux recommandations de santé publique ?
Par Dr. Paule Latoni Martel
Plusieurs types d’études, épidémiologiques ou mécanistiques, sont utilisés pour étudier les relations complexes entre les facteurs nutritionnels et le risque de maladies. Mais aucune étude, quelle qu’en soit la méthodologie, ne suffit à établir l’existence d’une relation causale. Seules les expertises scientifiques collectives évaluant l’ensemble des données disponibles permettent de déterminer le niveau de preuve de cette relation. Pour les facteurs nutritionnels présentant un niveau de preuve convaincant ou probable à l’égard du risque de pathologie, il convient ensuite d’examiner les données d’exposition de la population considérée afin d’élaborer des recommandations. D’autres paramètres (force de l’association, incidence de la pathologie) sont également à prendre en compte pour évaluer l’impact potentiel des recommandations.

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