Le mot du vice-président

Il est urgent de rompre avec l’idée qu’il y aurait de bons et de mauvais aliments. Le problème est ailleurs. Il est précisément dans l’usage que chacun d’entre nous fait des aliments, dans leur assemblage où le poids des habitudes se substitue bien souvent à un raisonnement très approfondi.
Pour avoir une chance de faire évoluer favorablement les comportements alimentaires au sein d’une population, il faut d’abord bien connaître leur typologie au sein de la population. Il faut aussi et surtout comprendre ce qui détermine les comportements alimentaires. Ce n’est que sur cette base que l’éducation alimentaire peut produire des effets, avec des messages suffisamment précis et surtout adaptés à leur cible.
Ce sont précisément ces objectifs que le Fonds français pour l’alimentation et la santé s’est assignés : étudier les comportements alimentaires de la population française, en comprendre tous les prismes et tous les ressorts, trouver les modalités d’intervention les plus efficaces, en les évaluant, pour orienter les Français vers une alimentation qui soit source de plaisir et de santé.
L’ambition est élevée et les moyens financiers nécessaires à l’atteinte de ces objectifs sont forcément importants comme le montre la dotation à hauteur de 1,8 M € de notre premier appel à projets lancé le 21 juin 2011. Les projets retenus seront connus fin décembre. Ils devront permettre de faire avancer notablement la connaissance sur les moyens de faire évoluer l’alimentation dans un sens favorable à la santé.
Les entreprises du secteur alimentaire qui partagent notre philosophie, qui estiment comme nous qu’une action, mesure juridique ou intervention auprès de la population, doit être assortie des preuves scientifiques de son efficacité et d’une absence d’effets indirects susceptibles d’amoindrir l’effet recherché, sont invitées à nous rejoindre. En faisant un don au Fonds français pour l’alimentation et la santé, qui est une structure au service de l’intérêt général, les entreprises bénéficient de l’avantage fiscal du mécénat.
Elles auront également la qualité de membre de droit de l’association des amis du Fonds français pour l’alimentation et la santé qui sera constituée prochainement, ce qui leur donnera la possibilité de s’impliquer directement dans les travaux et réflexions du Fonds.

Jean-René BUISSON président de l’ANIA

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