Daniel Tomé intègre le CA du FFAS

Le FFAS représente à mes yeux une structure d’interface et de dialogue importante pour une meilleure intégration des différentes dimensions de l’alimentation. En effet, ce secteur est confronté à des enjeux tels, et de natures si diverses, qu’il nécessite ce type de structure pour faciliter l’échange entre les différents acteurs impliqués, scientifiques et représentants du secteur économique.

L’alimentation est d’abord un facteur déterminant de la santé et de l’équilibre des individus, aspect qui se traduit dans la mission générale du Fonds français pour l’alimentation et la santé : l’étude et la mise en valeur d’une alimentation source de plaisir et de santé. La recherche et la promotion de ces concepts font intervenir des compétences et des positions complémentaires et impliquent donc l’existence de structures d’interface entre les acteurs institutionnels et les entreprises, en vue d’élaborer et de soutenir des projets interdisciplinaires.

Le secteur de l’alimentation porte aussi des enjeux économiques déterminants, de par le poids de l’agriculture, de l’industrie agro-alimentaire et des entreprises de distribution des aliments. De ce fait, les recherches conduites sur les relations entre l’alimentation, le plaisir et la santé doivent également pouvoir intégrer les notions de durabilité de l’agriculture et des productions industrielles, et dans certaines applications les contraintes de l’innovation et du développement industriel et commercial. D’où l’importance de donner la parole aux représentants du secteur économique dans le dialogue qui s’est instauré.

Face à ces enjeux, l’information et la protection du consommateur constituent des corollaires très sensibles, imposant une réflexion collective sur les messages ainsi qu’une meilleure connaissance de l’impact de ces messages en fonction des profils des consommateurs ; ces démarches doivent être associées à une réglementation claire et un fonctionnement transparent des relations entre les acteurs. L’activité du FFAS doit contribuer à cette réflexion.

Daniel Tomé

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