Anses : « Classification nutritionnelle des aliments : comparaison des systèmes SENS ou 5-C (basé sur le score de Rayner) »

« (…) L’Anses a analysé la faisabilité du système SENS du point de vue d’un intervenant qui n’est pas le producteur de l’aliment, et qui dispose donc exclusivement des données qui figureront de manière obligatoire sur l’emballage de l’aliment au 13 décembre 2016, suite à l’application du règlement INCO.

En termes de faisabilité, pour le système SENS, et dans une moindre mesure pour le système 5-C modifié, la disponibilité des données de composition constitue l’étape limitante, puisque le règlement INCO ne rend pas obligatoire l’étiquetage de toutes les données nécessaires au calcul des deux algorithmes. Ainsi, hormis pour le producteur de l’aliment, qui aura déterminé l’ensemble de ces données nécessaires, la classe de l’aliment ne pourra donc pas être déterminée d’après les seules données disponibles sur l’emballage au 13 décembre 2016.

Par ailleurs, l’Agence a comparé les systèmes SENS (à quatre classes) et 5-C modifié (à cinq classes) et ainsi mis en évidence une concordance globale des systèmes et des différences limitées. Les deux systèmes s’accordent particulièrement sur les aliments extrêmes : ceux classés très favorablement par un système le sont le plus souvent par l’autre. Symétriquement, les aliments auxquels une classe défavorable est assignée par un système obtiennent généralement une classe médiocre dans l’autre système.

Les conclusions du travail réalisé par l’Anses seront complétées par une analyse comparative de la pertinence, en matière de nutrition, de ces deux systèmes, au regard des enjeux de santé publique. Ces compléments seront apportés par l’Agence dans le cadre d’une expertise collective, dont les résultats sont attendus pour l’automne prochain. »

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