L’intégralité des réponses de Christian Babusiaux aux 9 questions d’Isabelle Saporta, le 5 janvier, avant l’écriture de son livre « Du courage ! En finir avec ces trahisons qui nous tueront »

L’intégralité des réponses de Christian Babusiaux aux 9 questions d’Isabelle Saporta, le 5 janvier, avant l’écriture de son livre « Du courage ! En finir avec ces trahisons qui nous tueront »

« Chère Madame,

Vous m’avez indiqué que vous écrivez actuellement un livre dans lequel « vous vous interrogez sur la mise en place de l’étiquetage nutritionnel ».

 1-Cette formulation me paraît en elle-même intéressante :

En effet, et s’il s’agit bien dans votre esprit, de « l’étiquetage nutritionnel simplifié », certains scientifiques, y compris des nutritionnistes, mettent en doute l’opportunité d’un tel étiquetage, dont ils craignent qu’il soit trop réducteur et risque d’inciter à des comportements inappropriés : par exemple, un consommateur pourrait être amené à consommer un produit au motif que le logo nutritionnel montre une bonne composition nutritionnelle, sans percevoir qu’il peut cependant comporter des allergènes auxquels il présente une sensibilité (la présence de l’allergène n’est pas prise en compte dans le logo et figure simplement dans la liste des ingrédients qui apparaît par ailleurs sur l’emballage).

Pour ma part, et pour avoir de longue date combattu en faveur de l’amélioration de l’étiquetage des produits alimentaires, je relève tout d’abord que « la déclaration nutritionnelle » est désormais et enfin obligatoire sur les produits, depuis le 13 décembre 2016, avec l’entrée en vigueur de cette disposition du règlement INCO 1169/2011. Jusqu’ici, seule une partie des entreprises avait porté de mentions de ce type sur le packaging. C’est un progrès considérable qui vient en fait d’être accompli. Je suis cependant attaché à trois autres points qui me paraissent très importants :

  • l’apposition d’un logo nutritionnel simplifié en face avant du packaging ;
  • une renégociation au plan communautaire pour rendre l’apposition de ce logo obligatoire et non plus seulement facultative ;
  • une réflexion sur l’organisation des informations de diverses natures figurant sur le packaging, de manière à le rendre plus clair et à faciliter la compréhension des consommateurs. Cette réflexion devrait déboucher sur une négociation communautaire.

Bien entendu ce combat pour un étiquetage plus clair et plus efficace doit s’accompagner d’une politique d’ensemble visant à améliorer la qualité des produits alimentaires, au plan nutritionnel, mais aussi par exemple, pour assurer l’absence de résidus de pesticides, de contaminants ou de polluants de diverses natures.

Pour lire l’intégralité des réponses apportées par Christian Babusiaux à Isabelle Saporta, cliquez ici

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