Vers une reconnaissance de l’éducation au goût ?

Restée relativement confidentielle pendant plusieurs décennies, l’éducation au goût suscite aujourd’hui l’intérêt croissant de diverses institutions : Ministère de l’Agriculture (faisant de l’éducation alimentaire des jeunes un axe prioritaire du Programme National pour l’Alimentation), organismes de recherche (étudiant les effets de l’éducation au goût par rapport à ceux de l’éducation nutritionnelle), filières agroalimentaires (intégrant de plus en plus les dimensions sensorielles et hédoniques de l’alimentation), etc.

C’est Jacques Puisais, alors président de l’Institut Français du Goût, qui pose les bases du premier programme d’éducation au goût en 1974 : les Classes du Goût.

Dans un esprit humaniste et à l’opposé de toute forme d’élitisme ou de normativité, cette pédagogie centrée sur l’individu et sa sensorialité est radicalement nouvelle : c’est une pédagogie qui se vit et s’incorpore en mettant les participants en situation. Dans cette pédagogie « pas comme les autres », l’enfant apprend à mieux tirer parti de ses capacités sensorielles et à poser des mots sur ses perceptions, il découvre sa propre sensibilité aux odeurs et aux goûts et prend conscience de ses habitudes alimentaires. Il apprend aussi à se situer par rapport aux autres dans le respect des différences inter-individuelles.

Les enseignants des Classes du Goût ainsi que divers travaux de recherche (1) confirment que l’éducation au goût permet d’enrichir le vocabulaire de l’enfant et de diminuer légèrement sa néophobie alimentaire.

L’Institut du Goût, co-fondé en 1999 par Patrick Mac Leod et Jacques Puisais, œuvre dans la continuité de l’esprit des Classes du Goût mais s’attache à intégrer les avancées considérables des sciences du goût dans cette pédagogie. C’est ainsi que l’Institut du Goût cultive des interactions fortes avec le monde de la recherche en défendant une approche pluridisciplinaire.

L’Institut du Goût conserve également un lien privilégié avec le « terrain », source d’observations et de questionnements passionnants : comment gérer la diversité des réactions des enfants, les difficultés à exprimer la subjectivité d’une expérience sensible, comment analyser les effets d’imitation au sein du groupe, etc. ?

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Food is playing an increasing role in environmental education initiatives, as demonstrated partly by the rise of interest in school, community, and urban gardens. While food is clearly a rich area for environmental education, I caution environmental educators and researchers from moving too quickly into messaging about what people should eat, given the many complexities around food and identity. Eating, as an inherently identity-laden practice, is fraught with complicated meanings, dilemmas, and predicaments. Far too often in environmental discourse, we focus on the eating choices of individuals, but in doing so we fail to acknowledge the extent to which eating is influenced by larger social and cultural connections.

Aujourd’hui, les programmes développés par l’Institut du Goût permettent d’implanter des approches pédagogiques dans l’ensemble de l’écosystème de l’enfant : familles, crèches, écoles maternelles et primaires, restaurants scolaires et temps périscolaires.

Enfin, l’Institut du Goût commence à adapter ses programmes pédagogiques hors de l’hexagone (Japon, Luxembourg, Louisiane, Antilles et Polynésie Française) : cette confrontation avec d’autres cultures alimentaires est une formidable source d’inspiration pour questionner et faire évoluer les pratiques pédagogiques en éducation au goût.

Nathalie Politzer
Institut du goût
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(1) Programme de recherche Edusens (2005-2009) et programme de recherche finlandais piloté par Hely Tuorila à l’Université d’Helsinki.

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