Actes de colloques

Alimentation et développement durable

décembre 2010 - Acte de colloque

68 pages

Résumé :

Alors que l’orientation des activités humaines, y compris de l’alimentation, a été dominée par l’économie, les limites des ressources planétaires non renouvelables remettent en question le modèle de développement. Au début du XXIe siècle, la durabilité devient ainsi une préoccupation majeure au niveau mondial. Face à cet enjeu, l’IFN a proposé une journée de réflexion centrée sur la question : nos modèles alimentaires sont-ils durables ?

En opposition au tout économique, de nombreuses réflexions sur la durabilité se centrent uniquement sur l’objectif écologique. Mais doit-on sauver la planète ou l’espèce humaine ? Un consensus s’est néanmoins établi sur trois objectifs pour un développement durable : économique, environnemental et social. Le développement durable signifie ainsi la poursuite du développement économique selon un compromis prenant en compte les problèmes environnementaux à long terme et l’équité sociale (intergénérationnelle et au niveau mondial). La durabilité dépendra des compromis que les peuples sauront trouver au niveau mondial pour atteindre les trois objectifs.

C’est donc un sujet à la fois nouveau et complexe qui a été abordé. De nombreuses questions sont ouvertes sans réponse scientifique. C’est pourquoi le colloque a été organisé surtout sous forme de tables rondes. Trois thèmes y étaient privilégiés : la place des aliments d’origine animale et végétale dans les modèles alimentaires, la production alimentaire industrielle ou le « fait maison », les approvisionnements locaux ou mondiaux.

 

Sommaire

- Présentation des intervenants

- L’alimentation et le développement durable
Jean-Louis Lambert (sociologue et économiste)

- Table ronde 1 : Du bon usage de nos ressources animales et végétales dans notre alimentation
Animateur : Serge Michels (Protéines)
Intervenants : Hervé Guyomard (économiste, Inra),
Pascal Picq (paléo-anthropologue, Collège de France),
Jean-Michel Lecerf (nutritionniste, Institut Pasteur de Lille),
Sophie Girard (économiste, Ifremer),
Daniel Sauvant (zootechnicien, AgroParisTech-Inra)

- L’analyse de cycle de vie (ACV)
Eric Labouze et Noëllie Oudet (BIO Intelligence Service)

- Table-ronde 2 : Que mettre dans nos assiettes ? Choix des aliments et pratiques domestiques
Animateur : Gilles Trystram (AgroParisTech)
Intervenants : Bruno Siri (Conseil national de l’emballage),
Noëllie Oudet (BIO Intelligence Service)
Annie Dussuet (sociologue, Université de Nantes)

- Table-ronde 3 : Où s’approvisionner ? Manger « local » et manger « mondial »
Animateur : Barbara Redlingshöfer (Inra)
Intervenants : Lucie Sirieix (professeur de marketing, SupAgro Montpellier),
Jean-Pierre Doussin (Max Havelaar France),
Myriam Cohen (Danone),
Charles Pernin (CLCV)


Les allergies alimentaires

Septembre 2010 - Acte de colloque

94 pages

Résumé :

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La fréquence comme la gravité des allergies alimentaires sont en augmentation ; on considère que 2 à 3,5 % de la population générale et 5 à 8% des enfants sont touchés. Les manifestations allergiques sont principalement dues à une réponse immunitaire inappropriée ; les conséquences pour la santé peuvent être graves mais dans tous les cas la qualité de vie des personnes atteintes et de leur famille est altérée.

Les causes de cette progression sont mal connues. L’interaction entre des facteurs de prédisposition génétique et des caractéristiques physicochimiques de certains aliments est un élément majeur du risque de sensibilisation et de déclenchement d’une réaction allergique. Cependant, les procédés agroalimentaires et les modes de consommation interviennent dans les mécanismes de modulation de l’intensité et de la spécificité de la réponse immune aux aliments. Les conditions environnementales interviennent également, par exemple par l’induction de réactions croisées avec les pollens.

La prévention du risque allergique passe pour l’instant essentiellement par l’éviction du ou des allergènes incriminés du régime alimentaire. Cela suppose un système d’information des consommateurs allergiques fiable et efficace ainsi qu’un contrôle de la filière agroalimentaire qui font actuellement l’objet de débats.

Le but de ce symposium est double. Le premier est d’apporter les éléments scientifiques les plus récents permettant de comprendre les mécanismes et les multiples facteurs intervenant dans le développement et dans la gravité des réactions d’allergie alimentaire. Le second est alors d’envisager, sur des témoignages et des exemples, les mesures les plus appropriées en matière d’étiquetage et de pratiques industrielles pour la protection des personnes à risque.

Sommaire :

CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES
Président de séance : Jean-Michel Wal (INRA, CEA-Saclay)

Allergies alimentaires : aspects et risques actuels
par Denise-Anne Moneret-Vautrin (Université de Nancy I)

Effets des mécanismes digestifs et du microbiote intestinal sur l’allergénicité des aliments 
par Karine Adel-Patient (INRA, CEA-Saclay)

Prévention de l’allergie alimentaire chez l’enfant
par Evelyne Paty (Hôpital Necker, Paris)

Effets des conditions géographiques sur l’allergénicité des aliments et les manifestations cliniques
par Montserrat Fernandez-Rivas (Hospital Clinico San Carlos, Madrid)

Effets des procédés technologiques sur l’allergénicité des aliments  
par Sandra Denery (INRA, Nantes) et Chantal Brossard

ASPECTS SOCIÉTAUX
Président de séance : Gérard Pascal (Académie d’agriculture de France)

Réglementation, étiquetage, responsabilité 
par Nicole Coutrelis (Cabinet Coutrelis et associés)

Satisfaire les besoins des « allergies à mourir » et des « allergies à bien vivre » 
par Yanne Boloh (Inter-association des personnes allergiques et intolérantes)

Exemples de la restauration « sans gluten » dans quelques pays d’Europe 
par Catherine Remillieux-Rast (AFDIAG)

Démarches industrielles : exemples concrets pour des produits d’alimentation courante

• Peut-on, faut-il, comment, établir des seuils pour gérer la présence fortuite d’allergènes ? Exemple de la politique d’un groupe industriel en termes de gestion des allergènes
par Catherine Peigney (Nutrixo)

• Exemple de mise en place de filières de produits garantis « sans  allergènes »
par Eliane Courties (Clarelia)

Discussion générale



L’alimentation des seniors

Décembre 2009 - 116 pages

Résumé :

La nutrition et l’état de santé sont indissociables à tout âge. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas parce que l’on vieillit que l’on doit manger moins. Au contraire, sans manger plus, on doit manger mieux pour mieux vieillir. La nutrition et l’activité physique sont synergiques, non seulement pour maintenir la santé physique, mais aussi pour entretenir le lien social et la santé psychologique.
L’IFN avait décidé d’organiser ce colloque pour discuter des facteurs à la fois physiques, psychiques et d’environnement qui jouent un rôle dans l’alimentation des seniors et pour tenter de proposer des pistes d’amélioration après avoir pris en compte certains facteurs de risque.

 

- Le poids des contraintes culturelles et sociologiques
par Jean-Pierre Aquino (Président de la Société française de gériatrie et gérontologie)
- Le poids des contraintes socioéconomiques
par Pascale Hébel (Credoc)
- Les enjeux nutritionnels globaux
par Monique Ferry (Inserm, Paris – CDPRV, Valence)
- Mobilité et fonction
par Yves Rolland (Gérontopôle de Toulouse – CHU de Toulouse)
- Le vieillissement ressenti
par Jacques Gaucher (Université Lyon II)
- Quels produits pour les seniors ?
par Sophie Schmitt (SenioSphere)
- Quelle communication publicitaire pour les seniors ?
par Benoît Goblot (Senioragency)
- Age et perception sensorielle : quel impact sur les préférences alimentaires ?
par Claire Sulmont-Rossé (INRA, Dijon)
- La dénutrition : stratégies de prévention
par Agathe Raynaud-Simon (APHP Bichat)
- L’alimentation à l’épreuve des pratiques quotidiennes : une lecture sociologique
par Philippe Cardon (Université Lille 3 – INRA, Ivry-sur-Seine)
- Conclusion
par Xavier Leverve (INRA, Paris)


Nutrition de la conception à l’enfance : certitudes et perspectives

Février 2009 - 56 pages

Résumé :

Nous entendons souvent dire que le bébé n’est pas un adulte en miniature et en particulier lorsque l’on parle de son alimentation? Mais alors, quels sont ses besoins spécifiques? Que cela signifie-t-il en pratique? Comment la réglementation prend-elle en compte ses besoins? Et quel est l’impact de l’alimentation de la mère durant la grossesse?
L’IFN a organisé ce symposium en collaboration avec le Comité de nutrition de la Société Française de Pédiatrie pour réunir des spécialistes de divers horizons et susciter une réflexion sur ce sujet complexe mais d’importance, car les bébés d’ajourd’hui seront ls adultes de demain…

 

Introduction
par Jean-Paul Laplace (IFN)
Prévention nutritionnelle durant la grossesse et l’allaitement
par Jean-Louis Bresson (Hôpital des Enfants Malades, Paris)
L’allaitement maternel : le meilleur choix
par Dominique Turck (Hôpital Jeanne de Flandre, Lille)
Les données de consommation des 0-3 ans. Etude SOFRES-SFAE-Université de Bourgogne de 2005
par Marc Fantino (CHU de Dijon)
Consommations alimentaires des enfants âgés de 3 à 6 ans, d’après l’étude INCA2
par Sandrine Lioret (Afssa)
Apports protéiques et croissance : quels enjeux?
par Dominique Darmaun (CRNH de Nantes)
Le cadre réglementaire européen de l’alimentation de l’enfant de la naissance à 3 ans
par Ariane Vander Stappen (Commission européenne)
Discussion – Quels objectifs pour l’évolution de la directive relative aux céréales infantiles et aliments de diversification
Dominique Baelde (DGCCRF), Marie-France Pagerey (SFAE-Nestlé Nutrition), Dominique Turck (Comité de nutrition de la SFP), Ariane Vander Stappen (Commission européenne)
Les préparations pour les enfants de moins d’un an : peut-on encore faire des progrès significatifs?
par Jacques Ghisolfi (Hôpital d’enfants, Toulouse)
Allergies alimentaires : que peut-on prévenir et comment?
par Jean-Pierre Chouraqui (CHU de Grenoble)


Eduquer les mangeurs? De l’éducation nutritionnelle à l’éducation alimentaire

Décembre 2008 - 83 pages

Résumé :

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Il est de bon ton de vanter les mérites de l’éducation nutritionnelle des mangeurs modernes dans le but de modifier des comportements et des choix alimentaires jugés inadaptés et porteurs de danger.
Quelle est la pertinence de cette volonté éducatrice ?
Doit-on faire porter les messages sur la « nutrition » ou sur les « aliments » ?
Comment la cibler pour en éviter les excès normatifs et l’ancrer dans la réalité quotidienne ?
Quels sont les rôles respectifs de la famille, de l’école, des professionnels de santé, des fabricants, des pouvoirs publics ?
Comment la rendre efficace et comment l’évaluer, sur quels critères ?
L’IFN a réuni dans ce colloque des orateurs venant d’horizons différents pour alimenter la réflexion sur ces thèmes à l’aide d’exemples tirés d’autres domaines ou d’autres pays.

Sommaire :

- Avant les réponses, les questions !
par Dominique-Adèle Cassuto (nutritionniste, Paris)
- Approches psychologiques et anthropologiques de l’apprentissage et de la transmission
par Blandine Bril (EHESS, Paris)
- Comment faire évoluer les comportements en général
par Fabien Girandola (Université de Bourgogne) et Robert-Vincent Joule (Université de Provence)
- et en particulier les comportements alimentaires
par François Baudier (URCAM Franche-Comté)
- Comment l’éducation dans le domaine de la santé est-elle possible ?
par Gérard Reach (Hôpital Avicenne et EA3412, CRNH-IdF, Université Paris 13, Bobigny)
- La dynamique de la construction du goût en milieu familial
par Valérie Adt (EHESS-CNRS, Paris)
- Que nous apprend l’histoire ?
par Julia Csergo (Université Lyon 2)
- Comment évaluer les effets de l’éducation ?
par Chantal Vandoorne (Université de Liège)
- Exemples canadiens d’éducation alimentaire
par Marie Marquis (Université de Montréal)
- L’éducation alimentaire au Japon
par Anna Takino-Brot (Université Paris X-Nanterre)
- Connaissances, compréhension et acceptabilité des messages du PNNS auprès des enfants et des adultes
par Corinne Delamaire (INPES)
- L’éducation nutritionnelle chez l’enfant présente-t-elle des inconvénients ?
par Vincent Boggio (CHU Dijon)
- Synthèse et conclusion
par Patrick Avrane (psychanalyste, Paris)


Le plaisir : ami ou ennemi de notre alimentation?

Décembre 2006 - 132 pages

Résumé :

L’Institut Français pour la Nutrition, qui s’intéresse à toutes les questions relatives aux conditions permettant de réaliser dans la population française une alimentation optimale, a décidé de consacrer en 2006 son colloque annuel au thème du plaisir à manger.
Dans la culture française, le plaisir est l’une des dimensions essentielles de l’acte alimentaire. Cependant, dans la société d’abondance qui est la nôtre, la dimension plaisir semble parfois prendre le pas sur des repères alimentaires traditionnels. La stimulation constante au plaisir alimentaire pourrait être l’une des causes de l’explosion récente de l’épidémie d’obésité chez nos contemporains, ou en tout cas contribuer à une détérioration de la qualité de l’alimentation.
L’IFN avait réuni un groupe pluridisciplinaire de scientifiques dont les travaux ont abordé le thème du plaisir dans l’alimentation. Chaque orateur a exposé d’abord la définition du « plaisir » dont il entend discuter, puis a abordé les notions importantes relevant de sa discipline. Le but ultime étant de répondre à la question : Dans quelle mesure le plaisir alimentaire contribue-t-il ou contrarie-t-il la bonne alimentation ?

Introduction par Jean-Paul Laplace (IFN)

Le plaisir en contextes (président de séance : Jean-Louis Lambert, ENITIAA, Nantes)
– Le point de vue historique : pour une histoire des plaisirs de la table par Alain Drouard (CNRS, Paris)

- Le point de vue sociologique : partage du plaisir et plaisir du partage par Claude Fischler (CETSAH, Paris)
– Le point de vue philosophique : le plaisir, expérience cruciale par Jean-Noël Dumont (Collège supérieur, Lyon)

Psychologies du plaisir (président de séance : Bernard Guy-Grand, Hôtel-Dieu, Paris)

- Le point de vue de la psychanalyse : le plaisir oral est-il nutritionnellement correct ? par Michelle Le Barzic (Hôtel-Dieu, Paris)
– Le point de vue des sciences du comportement : le plaisir comme motivation et récompense par France Bellisle (INRA, CRNH, Paris)
– Le point de vue de la psychologie : le plaisir s’éduque-t-il ? par Natalie Rigal (Université Paris X-Nanterre)

Le plaisir : une fonction physiologique ? (président de séance : Patrick Mac Leod, Institut du goût, Paris)
– Le point de vue de la neurophysiologie : le plaisir de manger et le concept de cerveau gras par Jean-Didier Vincent (CNRS, Gif-sur-Yvette)
– Le point de vue de la physiologie sensorielle : le plaisir, la mémoire et l’action par André Holley (CNRS, Dijon)

Le plaisir et le mangeur (présidente de séance : Sylvie Issanchou, INRA, Dijon)

Les applications dans le domaine de la santé publique

- Le point de vue de la psychiatrie : plaisir alimentaire, conduites de régime et troubles alimentaires par Yves Simon (Le Domaine – Université libre de Bruxelles)
Les applications dans l’industrie alimentaire

- La mesure du plaisir : le point de vue de l’AFNOR par François Sauvageot (ENSBANA, Dijon)

- Du plaisir mais pas seulement… la vision du consommateur alimentaire par le marketing par Marc Filser (Université de Bourgogne)

Conclusion par Jean-Paul Laplace (IFN)


Les profils nutritionnels des aliments : Actualités, enjeux et perspectives

Juin 2006 - 90 pages

Résumé :

La Commission européenne a jugé qu’il était nécessaire de proposer une législation commune afin de réglementer les allégations nutritionnelles et de santé en appliquant des règles harmonisées dans l’ensemble de l’UE. L’objectif de ce symposium était de donner une vision globale et critique du problème de la gestion des profils nutritionnels et des différents systèmes proposés par des scientifiques ou des industriels.
Un débat très riche entre les intervenants et les participants a permis d’approfondir différents aspects et de mettre en évidence les principaux problèmes à résoudre ainsi que la complexité du sujet.
Ce symposium a également permis d’initier une réflexion pour une prise de position française, nécessaire pour peser dans les discussions européennes.

Introduction : rappel historique, définitions, perspectives, Dominique Baelde (DGCCRF)

Les différents systèmes proposés et leur philosophie, Ambroise Martin (Université de Lyon)

Attentes, enjeux et perceptions
– des industriels, Christine Bouley (Danone), Simone Prigent (Nestlé), Valérie Busson (Unilever) et Elisabeth Morais (Kraft Foods)
– des distributeurs, Hervé Gomichon (Carrefour)

- des consommateurs, Charles Pernin (CLCV)

Débat animé par Dominique Baelde (DGCCRF)

Conclusion et perspectives, Dominique Baelde (DGCCRF) et Jean-Paul Laplace (IFN)


L’économie fait-elle la loi dans nos assiettes?

Septembre 2005 - 147 pages

Résumé :

Selon le rendement des différentes ressources alimentaires auxquelles il peut avoir accès, tout être vivant décide constamment de la meilleure façon d’utiliser son énergie pour se les procurer et maximiser ses chances de survie. Il fait en permanence des choix économiques pour atteindre des objectifs nutritionnels.
Dans les sociétés humaines, marchandes ou non, développées ou non, la composition du régime alimentaire dépend également de la plus ou moins grande facilité à obtenir les différentes denrées comestibles, et en particulier de leur coût si on les produit, ou de leur prix si on les échange.
Dans les pays développés, et maintenant dans la plupart des pays du monde, la révolution agricole, relayée et soutenue par la révolution industrielle, a permis un abaissement spectaculaire du coût des calories alimentaires. Les prix relatifs des différents aliments ont été totalement bouleversés, les régimes alimentaires également. Les conséquences positives de cette évolution sont nombreuses, en termes de développement du potentiel biologique, d’aptitude au travail, de qualité de la vie.
Mais les facteurs économiques n’arrêtent jamais de produire leurs effets. Les coûts alimentaires baissent sous l’effet des gains de productivité et de la concurrence et les aliments les moins coûteux deviennent logiquement omniprésents dans notre environnement. Ces aliments ne sont pas nécessairement ceux qui ont les plus grandes vertus nutritionnelles, ce sont simplement les moins chers et les plus faciles à consommer.
Ainsi, les mêmes mécanismes qui nous ont permis de survivre aux disettes, puis de bénéficier des effets de l’abondance, produisent aujourd’hui des effets indésirables en termes de santé publique.
Mieux comprendre ces relations entre les mécanismes économiques et biologiques qui finalement participent à déterminer notre alimentation, est indispensable si nous voulons parvenir à les maîtriser.

Introduction, Jean-Paul Laplace (IFN)

Economie et alimentation : la transition nutritionnelle
– Croissance économique et alimentation : peut-on maîtriser les évolutions à long terme ? Pierre Combris (INRA)
- Le cas des pays en développement, Bernard Maire (IRD)
L’impact des contraintes économiques et sociales sur l’alimentation
– Inégalités et consommation alimentaire en France, France Caillavet (INRA)
- Coût de l’alimentation et conséquences sur le comportement alimentaire et l’obésité, Adam Drewnowski (School of Public Health, Seattle)

Formation des prix et interventions sur les prix
– Du coût du produit au prix du produit, François Rullier (ILEC)
- Le point de vue de l’industriel : contraintes économiques et objectifs nutritionnels, Eric Seynave (ANIA)
- Politiques agricoles et OMC : y a-t-il une place pour des objectifs de politique nutritionnelle ? Chantal Le Mouel (INRA)

Conférence de clôture : Quelle cohérence entre les politiques agricoles, économiques et de santé ? Christian Babusiaux (ancien DGCCRF)


Des Aliments et des Hommes : entre science et idéologie, définir ses propres repères

Décembre 2004 - 165 pages

Résumé :

Les relations entre alimentation et santé sont au centre de tous les débats. Mais au moment où de véritables enjeux de santé publique existent, le consommateur semble prendre ses repères alimentaires face à la multiplication des messages nutritionnels. Il existe en effet un paradoxe : à notre époque l’offre alimentaire est devenue abondante et variée et les connaissances scientifiques permettent de conseiller une approche raisonnée de l’alimentation fondée sur la modération et la diversité et non sur l’interdiction ; pourtant, émergent des messages pseudo-scientifiques, voire idéologiques, stigmatisant tel ou tel groupe d’aliments. Ces messages, très médiatisés, vont à l’encontre, non seulement des fondements de la nutrition, mais tout simplement du bon sens et ne peuvent que renforcer la tendance de pratiques alimentaires déséquilibrées.
Comment le consommateur peut-il construire ses propres repères pour exercer sa capacité à choisir son alimentation et faire évoluer ses comportements alimentaires ?
Il ne suffit pas de répondre à la question « que devons-nous manger ? », il faut se reposer la question « pourquoi mangeons-nous ? ». La réponse n’est pas simplement du domaine biologique. L’acte alimentaire répond en effet à une triple finalité : nutritionnelle, psychologique et socioculturelle. Ces trois déterminants sont non seulement indissociables mais doivent être aussi replacés dans la perspective de notre évolution et de l’adaptation à notre environnement.

Introduction : pour définir ses repères, se poser les questions autrement, Jean-Paul Laplace (IFN)

Evolution et adaptation alimentaire de l’Homme, Patrick Pasquet (CNRS, MNHN, Paris)

- Evolution humaine et régime alimentaire : du bon goût des singes à la cuisson, Pascal Picq (Collège de France, Paris)
– Plasticité nutritionnelle : les ressources de l’adaptation entre pénurie et abondance, Xavier Leverve (INRA-INSERM, Université Grenoble)
– Vivons-nous une rupture d’adaptation ? Robert Dantzer (INRA-CNRS, Université Bordeaux 2)

- Histoire agraire, population et alimentation, Marcel Mazoyer (INA P-G)
– Un exemple de co-évolution de l’Homme et des animaux d’élevage, Pierre Taberlet (CNRS, Université Joseph Fourier, Grenoble)

Alimentation et Société, Annie Hubert (CNRS, Marseille)

- Les mutations de la modernité alimentaire, XIXe-début XXe siècle, Julia Csergo (Université LumièreLyon 2)

- Modes de vie et comportements alimentaires dans notre société actuelle, Jean-Louis Lambert (ENITIAA, Nantes)

- Pour une éco-analyse des comportements alimentaires : l’exemple de l’obésité, Claude Fischler (EHESS, Paris)
– La dérive de la norme au dogme, Chantal Simon (Université Louis Pasteur, Strasbourg)
« Malaise dans l’alimentation » : entre rationnel et irrationnel, Bernard Guy-Grand (Hôtel-Dieu, Paris)
– La construction de l’identité alimentaire, Saadi Lahlou (EHESS, Paris)
– Les rationalités des mangeurs, Jean-Pierre Poulain (Université Toulouse Le Mirail)

- Normes, dogmes et pratiques avant Pasteur, Madeleine Ferrières (Université Avignon)

- Régimes et pouvoirs, régime et pouvoir, Jean-Pierre Corbeau (Université Tours)

Conclusion : notre choix d’alimentation, Jean-Paul Laplace (IFN)


Génétique humaine et alimentation : science-fiction ou perspective de prévention ?

Septembre 2003 - 109 pages

Résumé :

Ce colloque, organisé sous le haut patronage du Ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées, et du Ministère délégué à la recherche et aux nouvelles technologies, avait pour objectif d’informer et de contribuer à une réflexion sur les potentialités et les enjeux liés aux nouvelles connaissances dans le domaine de la génétique humaine et de l’alimentation.

- Des aliments et des gènes : histoire naturelle quotidienne ou haute couture de l’alimentation ? J. P. Laplace

- Gènes et nutriments : les bases scientifiques, B. Guy-Grand

- Le fonctionnement du génome, P. Ferré
   Mécanismes de la régulation de l’expression des gènes, J.P. Pégorier

- Génomique fonctionnelle : traitement des flux d’information, J.D. Zucker, K. Clément

- Génétique et aliments : réalité et perspectives, C. Junien

- De la modulation de l’expression des gènes aux effets physiologiques, J. Delarue
   – Génétique humaine, alimentation et prévention : quelles relations possibles ?
   Le cas des maladies cardiovasculaires, D. Lairon

- Le cas de l’obésité, C. Junien

- Choix alimentaires et génétique individuelle : interrogations éthiques, J.P. Laplace

- Perception par le public d’une nutrition individualisée : résultats d’études consommateurs, A. Jung

- Aspects éthiques et responsabilité sociale, A. Kahn

- Clôture du colloque, J.P. Laplace)


Marketing, médias et messages nutritionnels

Septembre 2002 - 130 pages

Résumé :

COMMUNIQUER…, OU ETRE COMPRIS ?
UNE PREOCCUPATION LEGITIME

Jean-Paul Laplace (IFN)

TABLE-RONDE : Etat des lieux
Animateur : Claude Fischler (CETSAH)
Introduction,
Claude Fischler

Analyse objective des messages nutritionnels de la presse écrite
, Serge Michels (Entropy)

Perception des messages nutritionnels par les consommateurs
, Marie-Jeanne Husset (60 Millions de consommateurs)

Questions posées au médecin généraliste et au service consommateurs d’une entreprise,
Dr. Emilie Desmet (Lille)

Difficultés rencontrées par les journalistes,
Brigitte-Fanny Cohen (France 2)

Débat

L’HISTOIRE DES PRODUITS : Analyse des succès et des échecs
,
Président de séance : Gérard Pascal (INRA)

Introduction,
Gérard Pascal
Le chercheur : contraintes et liberté d’expression
, Pr. Jean-Paul Riou (INSERM)
Genèse d’un produit : conception, développement et communication nutrition.

L’exemple d’une gamme de produits laitiers frais
Catherine Lewi et Claire Jamin (Nestlé)
L’engagement nutrition d’un industriel à l’échelle mondiale :
un défi multifacettes et long terme,
Gisèle Fournier (Lu)

Communication sur le produit : choix des supports et argumentaires
, Xavier Charpentier (Publicis Conseil)
Succès et échecs : l’exemple précurseur des allégés
François Guillon (ISAB et Conservatoire national des arts et métiers)

Débat

LE POINT DE VUE INSTITUTIONNEL : De la réalité du produit à la teneur du message

Président de séance : Thierry Geslain (Association nationale des industries alimentaires)

Introduction
, Thierry Geslain

AFSSA : les garde-fous scientifiques
, Pr. Ambroise Martin (Agence française de sécurité sanitaire des aliments)
DGCCRF : les garde-fous réglementaires,
Dr. Dominique Baelde (Direction générale de la consommation, de la concurrence
et de la répression des fraudes)

INPES : quelle éducation pour la santé dans le domaine de la nutrition ?,
Dr. Michel Dépinoy (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé)

INC : quels progrès pour la clarté des messages nutritionnels ?
, Christian Babusiaux (Institut national de la consommation)

Débat

TABLE-RONDE : Déontologie, éthique et communication nutritionnelle

Animateur : Pr. Bernard Guy-Grand (Hôtel-Dieu de Paris)

Introduction, Pr. Bernard Guy-Grand
Pour de bonnes pratiques appliquées aux différents supports de communication nutritionnelle
Lucien Bouis (Conseil économique et social)

Déontologie des outils pédagogiques : la charte de l’IFN,
Sylvie Chartron (Groupe de Travail IFN « Enseignement »)
Déontologie de la presse,
Dr. Denise Caro (le Quotidien du Médecin)
Déontologie de la publicité
, Laurence Dupont (Association des agences conseils en communication)

Débat

SYNTHESE ET CONCLUSIONS,
Pr. Pierre Louisot et Pierre Combris


Pour une meilleure prévention nutritionnelle : une évolution nécessaire des métiers

Septembre 2001 - 138 pages

Résumé :

- Préambule, Jean-Paul Laplace (IFN)

- Séance introductive
Introduction, Gérard Pascal (INRA)
La prévention dans la politique de santé publique, Pr. Gilles Brücker (Ministère de la Santé)
Quelle place pour les préoccupations nutritionnelles dans l’amont agricole ? Louis-Aimé Aumaitre et Jacques Mourot (INRA)

- Table-ronde : Quels besoins dans la filière alimentaire pour une prise en compte de la prévention nutritionnelle ?
Introduction, Benoît Mangenot (ANIA)
R&D et marketing, Eric Seynave (Findus France)

Mise sur le marché d’un produit nouveau, Vincent Duvillier (Beghin-Meiji-Industrie)
Restauration collective, Danielle Sauvêtre (SNRC)

La prévention par la gastronomie, Pierre Gagnaire (restaurateur)

Les consommateurs : quelles attentes ? Gérard Benoist du Sablon (ORGECO)

- Table-ronde : Quels besoins pour la prévention dans la filière santé ?

Introduction, Pr. Bernard Guy-Grand (Hôtel-Dieu)
Les attentes de formation en nutrition des médecins généralistes, Dr. Philippe Cornet (médecin généraliste)
Les besoins de formation exprimés par les diététiciens, Annick Laffitte (ADLF)

La prévention nutritionnelle : quels enjeux pour l’action sanitaire et sociale ? Dr. Marie-Christine Avargues (DRASS)
Les formations médicales sont-elles adaptées à une logique de prévention ? Pr. Eric Lerebours (CEN)

- Table-ronde : Quelles formations pour les métiers de la nutrition ?

Introduction, Pr. Michel Cabanac (Université Laval)
Ouverture à la nutrition : la formation des enseignants est-elle suffisante ? Jean Ulysse (APBG)

La formation des ingénieurs agro-alimentaires est-elle suffisante ? Luc Méjean (ENSAIA)

Place de la recherche dans la formation des ingénieurs agro-alimentaires (rôle des enseignants-chercheurs), Claudette Berset et Agnès Marsset-Bagliéri (ENSIA)
La formation à l’expertise est-elle satisfaisante ? Pr. Ambroise Martin (AFSSA)

- Séance de clôture
Introduction, Jean-Paul Laplace (IFN)
Où en est-on un an après la sortie du PNNS ? Dr. Michel Chauliac (DGS)
Un bilan de la journée : quelles perspectives dans le cadre de la politique nutritionnelle ? Pr. Arnaud Basdevant (Hôtel-Dieu)


Une politique nutritionnelle pour la France : une priorité de santé publique

Septembre 2000 - 85 pages

Résumé :

Ouverture, Dr. Christine d’Autume (DGS)

- L’IFN : une plate-forme d’échanges pour la Nutrition en France, Jean-Paul Laplace (IFN)

- Présentation du rapport du Haut Comité de la Santé Publique :

Introduction, Pr. Gilles Brücker (Haut Comité de la Santé Publique)

Présentation du rapport, Dr. Serge Hercberg (USEN, InVS/ISTNA-CNAM)

Discutant, Pr. Arnaud Basdevant (Hôtel-Dieu)

- La recherche en nutrition humaine, table-ronde animée par Gérard Pascal (INRA)

La recherche publique, Pr. Bernard Beaufrère (CRNH)

La recherche privée, Dr. Francis Bornet (Eridania Beghin-Say)
Les relations entre recherche publique et recherche privée, Béatrice Darcy-Vrillon (MR)

- Débat avec les acteurs institutionnels, animé par le Pr. Pierre Louisot (INSERM)
avec Christian Babusiaux (CNA), Dr. Michel Chauliac (DGS), Dr. Jacques Drucker (InVS), Pierre Gabrié (DGCCRF), Catherine Geslain-Lanéelle (DGAL), Martin Hirsch (AFSSA)

- Nutrition et promotion de la santé, table-ronde animée par le Dr. Anne Tallec (ORS)

Les consommateurs : leurs besoins, leurs attentes, Françoise Guillon (UFCS)
Les comités d’éducation pour la santé, Claude Michaud (CDES)
La formation des professionnels à la nutrition, Luc Méjean (ENSAIA)

Les recommandations nutritionnelles, Pr. Ambroise Martin (AFSSA)

- Etablissements de santé et politique nutritionnelle, un nouveau contexte pour une nouvelle démarche, Edouard Couty (DHOS), représenté par le Dr. Danièle Mischlich

- Le rôle de l’industrie, Marie-Odile Gailing (ANIA)

- Clôture : Quelques clés pour le succès d’une politique nutritionnelle, Jean-Paul Laplace (IFN)