Lettre scientifiques

Quels critères pour les besoins en protéines chez l’homme ?

128 - Septembre 2008 - Yves Boirie (Université d'Auvergne, Laboratoire de nutrition humaine), Michel Krempf (Clinique d’Endocrinologie), Daniel Tomé (AgroParisTech, Biologie et nutrition humaine)

8 pages

Agriculture et alimentation biologiques : sous le regard du sociologue

127 - Juin 2008 - Claire Lamine (INRA, Grignon)

8 pages

Résumé :

D’un côté, une consommation de produits biologiques qui s’emballe, liée en partie à des incertitudes multiples : sanitaires, mais aussi diététiques, gustatives, ou encore éthiques ; en partie aussi au souhait de voir se développer d’autres formes d’agriculture.
De l’autre, une production qui patine en France, notamment du fait des difficultés de la conversion à l’agriculture biologique et du manque de soutien public.
C’est au travers de la notion de trajectoires, trajectoires de mangeurs, trajectoires de producteurs, et dans certains cas, trajectoires de collectifs les reliant, que Claire Lamine propose d’aborder ces évolutions.


Côlon, prébiotiques et probiotiques et effets sur la santé

126 - Mai 2008 - Marcel Roberfroid (Université Catholique de Louvain, Belgique)

6 pages

Résumé :

Le côlon abrite un microbiote qui est essentiel pour sa propre santé mais aussi pour celle de tout l’organisme. Si la nutrition s’est largement préoccupée des besoins de l’organisme, elle a cependant ignoré ceux du microbiote colique. Cette conférence traitera des découvertes récentes sur la complexité et les fonctions multiples du microbiote colique, ainsi que sur les effets des probiotiques et des prébiotiques. Ces nouvelles connaissances invitent à développer cet aspect de la nutrition et ouvrent de nouvelles perspectives pour la santé humaine.


Quelles interactions entre aliments et médicaments ?

125 - Avril 2008 - Bruno Lacarelle (CHU La Timone, Marseille)

4 pages

Résumé :

Il existe a priori de nombreux risques d’interactions médicaments/aliments. Quelques aliments ont un impact négatif sur les médicaments en diminuant théoriquement leur efficacité ou en augmentant leur toxicité. Certains médicaments peuvent modifier la biodisponibilité des nutriments. Néanmoins, il convient de ne retenir que les interactions qui ont une pertinence clinique et celles-ci restent rares. Une étude rigoureuse des mécanismes impliqués, permet de gérer au mieux ces interactions sans nuire à l’efficience des traitements médicamenteux et en assurant une alimentation optimale.


Profils nutritionnels et spécificités des catégories d’aliments – Avancées du groupe de travail IFN

124 - Décembre 2007 - Véronique Azaïs-Braesco et Amélie Denis (respectivement présidente et secrétaire du groupe de travail IFN profils nutritionnels)

8 pages

Résumé :

En juillet 2006, l’IFN a créé un groupe de travail et de réflexion sur la thématique des profils nutritionnels. Ce groupe mène une réflexion à la fois scientifique et pragmatique sur les choix méthodologiques liés au système de profilage nutritionnel et sur leurs conséquences.
Il a adopté une démarche exploratoire qui a permis de matérialiser les connaissances sur le rôle des différentes catégories d’aliments dans l’alimentation et l’apport de chacune à une alimentation équilibrée. Il est donc apparu important que les systèmes de profils nutritionnels proposés soient à même de tenir compte de ces spécificités nutritionnelles. Afin de tester cette capacité, un portefeuilles de plus de produits réels, représentatifs de l’ensemble du marché a été testé avec cinq systèmes de profils existants. Les résultats confirment que le choix du système est déterminant et que chaque système évalue différemment les différentes catégories. De plus, la dernière étape de la mise en œuvre des profils, qui fixe la limite d’éligibilité apparaît de très loin comme la plus déterminante.
Ce travail, encore très préliminaire, a permis d’éclairer la perception des spécificités liées aux catégories d’aliments. Ces données sont importantes pour aider à concevoir un système de profilage nutritionnel qui permette de préserver ou d’optimiser la contribution de chaque catégorie aux apports nutritionnels.


L’alimentation animale : co-construire la qualité des aliments de l’homme

123 - Novembre 2008 - Pierre André Géraert (Adisseo) et Geneviève Cazes-Valette (Ecole supérieure de commerce, Toulouse)

12 pages

Résumé :

Répondre aux contraintes techniques et servir la qualité
Tour d’horizon des progrès réalisés en alimentation animale. Influence sur la qualité nutritionnelle des aliments et sur la santé de l’homme. Rôle dans l’évolution des contraintes liées à la transformation des produits et à leur commercialisation.
Manger c’est aussi dans la tête
Comment communiquer autour de la nutrition animale ? Mise à jour des ressorts rationnels ou non des choix des consommateurs en matière d’alimentation carnée. Problème du risque sanitaire mais aussi du risque psychologique, du risque social voire, pour certains, du risque philosophique ou religieux.


Que nous apporte l’étude des comportements alimentaires?

122 - Septembre 2007 - André Holley (Centre européen des sciences du goût), Gérard Reach (Hôpital Avicenne), France Bellisle (CRNH Ile-de-France)

12 pages

La décontamination des aliments par lumière pulsée : Effets sur les qualités organoleptiques, nutritionnelles et sanitaires des aliments

121 bis - Mai 2007 - Alain Mimouni ( CTCPA)

8 pages

Résumé :

La lumière pulsée est un procédé physique athermique de décontamination de surface. Ce procédé n’affecte pas les qualités organoleptiques, nutritionnelles et fonctionnelles des produits étudiés. Il semble être une alternative prometteuse pour la décontamination des produits alimentaires.


La décontamination des aliments par lumière pulsée

121 - Mai 2007 - Nicole Orange (plate-forme technologique d’Evreux), Maurice Rabache (Conservatoire national des arts et métiers)

4 pages

Résumé :

La lumière pulsée est un procédé physique athermique de décontamination de surface, qui semble être une alternative prometteuse pour la décontamination des produits alimentaires.


L’étude ELPAS : méthodologie, résultats et enseignements

120 - Mai 2007 - (Etude longitudinale prospective alimentation et santé) Francis Bornet et Damien Paineau (Nutri-Health)

8 pages

Résumé :

L’augmentation importante de la prévalence du surpoids et de l’obésité a conduit les autorités de santé publique à émettre un certain nombre de recommandations nutritionnelles, parmi lesquelles une diminution des apports en lipides et en glucides simples au profit des apports en glucides complexes. L’Etude Longitudinale Prospective Alimentation et Santé (ELPAS) a été menée durant l’année scolaire 2005-2006 afin d’évaluer la faisabilité et l’efficacité de ces recommandations chez des enfants et des adultes issus de la population générale. La mise en place d’un accompagnement diététique personnalisé a permis de moduler les apports nutritionnels dans le sens des recommandations. Chez les enfants, ces modulations n’ont pas eu d’effet sur les paramètres cliniques. Chez les adultes elles ont permis de freiner, voire de stopper l’augmentation d’Indice de Masse Corporelle et de masse grasse constatées dans le groupe contrôle. L’étude ELPAS montre qu’un accompagnement diététique personnalisé peut moduler les pratiques alimentaires dans le sens des recommandations, prévenant la prise de poids chez les adultes.


L’intérêt des traceurs isotopiques stables pour la recherche en nutrition humaine

119 - Mai 2007 - Jacques Delarue (Faculté de Médecine, Brest)

11 pages

Résumé :

Le champ d’application des isotopes stables en nutrition est vaste : métabolisme glucidique, lipidique, protéique, dépense énergétique, synthèse protéique tissulaire, composition corporelle.
Cette conférence aborde les aspects pratiques de cette utilisation en donnant des exemples concrets et appliqués.


Effets de génération sur les comportements alimentaires

118 - Mars 2007 - Pascale Hebel (CREDOC)

6 pages

Résumé :

De nombreux comportements alimentaires sont ancrés dans les générations. L’analyse générationnelle des composantes du modèle alimentaire ainsi que de la consommation de certains produits permet d’anticiper les principales évolutions. Les travaux du CREDOC ont été menés sur les enquêtes « Comportements Alimentaires des Français », 1988, 1995, 1997, 2000 et 2003, ainsi que sur les enquêtes Budget des ménages de l’INSEE. Les résultats mettent en évidence les actes de prévention à mettre en place auprès de certaines cibles.


Les édulcorants intenses : considérations toxicologiques et pondérales

117 - Février 2007 - Dominique Parent-Massin (Université de Brest), France Bellisle (CRNH d’Ile-de-France)

7 pages

La fonctionnalité alimentaire, illusion aujourd’hui, réalité demain

116 - Novembre 2006 - Luc Méjean (ENSAIA)

8 pages

Résumé :

Depuis toujours, l’alimentation est considérée par l’homme comme assurant la couverture des besoins physiologiques, permettant la croissance, le développement et le maintien en vie des tissus et de l’organisme (c’est la valeur nutritionnelle de l’aliment). A cet aspect s’ajoute le sentiment de satisfaction et de bien-être qu’elle procure au consommateur, constituant un élément tout aussi fondamental à l’équilibre physiologique et psychique de chaque individu (c’est la valeur sensorielle de l’aliment). Toutefois, les connaissances scientifiques récentes montrent qu’au-delà de la couverture des besoins nutritionnels, l’alimentation peut également moduler certaines fonctions Le concept de nutrition s’enrichit d’une approche où l’alimentation n’est plus seulement un élément de survie (la satisfaction alimentaire et la prévention des effets néfastes dus aux carences ou aux excès alimentaires) : elle vise à améliorer la santé, le bien-être, et à réduire le risque de développer diverses pathologies. Ces nouvelles données ouvrent des horizons potentiellement intéressants dans le contexte actuel, marqué par l’augmentation des coûts de santé et le désir toujours plus présent des consommateurs à améliorer la qualité de leur vie.


Nourrir la pauvreté : aide alimentaire et inégalités sociales de santé

115 - Octobre 2006 - Christine César (sociologue de l’alimentation, Conservatoire national des arts et métiers)

7 pages

Résumé :

L’étude Abena conduite en 2004-2005 par l’Institut de veille sanitaire (InVS) auprès des personnes ayant recours à l’aide alimentaire a permis de collecter des données sur leur état de santé et leur situation biologico-nutritionnelle. Aux côtés de l’approche épidémiologique un volet qualitatif de socio-anthropologie s’est déployé et sera détaillé. Si la pauvreté monétaire est le point commun de cette population, la recherche réalisée a permis de mettre en évidence la diversité des parcours qui conduisent à l’aide alimentaire parmi lesquels se distinguent à des pôles opposés les personnes sans autorisation de travail sur le territoire et les travailleurs pauvres ; la figure cardinale étant l’allocataire d’un minima social (RMI, API, AH, etc…). Cette diversité de situations n’est pas sans effets sur les organisations alimentaires adoptées. A partir d’observations lors des distributions, d’entretiens semi-directifs réalisés au domicile des personnes, de photographies des espaces de stockage de nourriture, l’étude plonge au cœur de la « fracture nutritionnelle ».


Comprendre pour bien manger

114 - Septembre 2006 - Hubert Vidal (INSERM) , Hervé Fleury (Institut Paul Bocuse), Martine Laville (CRNH Rhône-Alpes)

7 pages

Décontamination des aliments et des animaux… Que s’est-il passé pendant les 20 années qui ont suivi Tchernobyl ?

113 - Septembre 2006 - Maurice Arnaud (Nestlé)

12 pages

Résumé :

Le césium (134Cs et 137Cs) a été le contaminant le plus important et le plus persistant de l’accident de Tchernobyl du 26 avril 1986. Toute la filière alimentaire a été affectée par les retombées sur les légumes, l’herbe et le lichen, entraînant une contamination importante du fourrage et donc de la viande, du lait ainsi que des champignosns, baies, gibiers et rennes dans les forêts. Une étroite collaboration s’est établie entre l’École de Médecine Vétérinaire de Hanovre et le Centre de Recherche Nestlé afin d’étudier et de proposer une méthode efficace et applicable pour diminuer la contamination des animaux domestiques et des produits alimentaires dérivés. Le métabolisme du ferrocyanure (II) ammonium ferrique (III) [AFCF] marqué au 14C a été étudié chez des vaches démontrant sa stabilité et l’absence de résidus dans le lait et les tissus. Son efficacité in vivo dans la formation d’un complexe avec le césium avec une diminution de sa biodisponibilité a été démontrée. D’autres études entreprises à cette époque ont confirmé ces résultats et cette émulation a permis d’améliorer nos connaissances sur le transfert du césium du sol aux plantes et son métabolisme tant animal que végétal. Les normes établies dans l’urgence et de façon désordonnée sont encore appliquées 20 ans après dans certains pays et suspendues dans d’autres. Des divergences existent toujours, ce qui ne manquerait pas de recréer les mêmes problèmes connus en 1986. En Europe, l’AFCF est un additif légalement autorisé en cas de besoin et sa production industrielle tout comme son utilisation dans des régions de l’Europe du Nord ont permis de confirmer sa sécurité et son efficacité.


Du PNNS1 au PNNS2, les propositions du rapport Hercberg

112 - Juin 2006 - S. Hercberg (ISTNA/CNAM)

12 pages

Résumé :

Le PNNS1 (2001-2005) a permis de développer un cadre référentiel et de créer une dynamique qui a touché l’ensemble des acteurs concernés par le champ de la nutrition. A la demande du Ministre de la Santé, le Pr Serge Hercberg a remis un rapport comprenant des propositions pour le PNNS2. Il ne s’agit plus de recommandations générales mais des propositions d’actions concrètes et pragmatiques visant à se donner les moyens d’atteindre les objectifs nutritionnels de santé publique fixés dans le PNNS et notamment réduire les inégalités en termes d’accès à une alimentation et une activité physique favorable à la santé.


La restauration scolaire au collège : c’est bon pour qui ?

111 - Février 2006 - C. César (Conservatoire national des arts et métiers, Paris)

7 pages

Résumé :

La cantine joue souvent pour les adolescents et pré-adolescents le rôle de bouc émissaire en matière de goût alimentaire. Au-delà d’un ensemble de lieux communs qu’il convient d’interroger, l’exposé s’intéressera aux formes de l’expérience de restauration collective des collégiens afin d’en rendre les principales logiques d’organisation. Pour cela, une analyse a été conduite sur les déterminants sociaux de la fréquentation de la cantine scolaire pour les 16 564 nouveaux élèves de sixième de l’ensemble d’une académie de la région parisienne. Une approche socio-anthopologique permet de rendre compte de la façon dont l’institution scolaire est au cœur d’un dispositif de domestication des appétits qui met en oeuvre des processus de socialisation alimentaire et de commensalité. Un ensemble d’acteurs (principaux, gestionnaires, cuisiniers, personnels OEA, infirmières, assistantes sociales) y participent et développent des rationalités différentes à l’intérieur de cadres contraints différenciés dont il importe de prendre la mesure pour comprendre les différentes possibilités de dynamiques.


Alimentation, image du corps et santé

110 - Décembre 2005 - Gilles Boëtsch, Annie Hubert (CNRS, Marseille), Jean-Pierre Corbeau (Université de Tours)

9 pages

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