Gouverner les conduites

27246100101810L« Manger, bouger », « J’éco-rénove, j’économise », « Les médicaments génériques, c’est génial », « Fumer tue »…

Que fait l’État lorsqu’il s’immisce ainsi dans nos vies privées et cherche à orienter nos pratiques ? A-t-il une légitimité pour le faire ? Quels sont les acteurs et les instruments de ce gouvernement des conduites ? Comment les intéressés réagissent-ils ?

Dans sa lutte contre l’obésité, le réchauffement climatique, le surendettement ou encore le déficit de la Sécurité sociale pour ne citer que quelques exemples, l’État cherche moins à exercer un contrôle direct sur les individus ou à transférer sa responsabilité qu’à intervenir dans la régulation économique. À agir par plutôt que sur la demande. Finement articulés à des instruments plus classiques comme la contractualisation ou la réglementation, taxes, labels, prix, nudges ou autres étiquettes lui permettent de s’appuyer sur les mécanismes du marché que sont l’intérêt et la concurrence, d’orienter les pratiques des entreprises, et in fine les comportements des citoyens…

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