Oméga 3 : fonctions cérébrales, comportement et santé mentale

140 - Janvier 2010 - Pierre Astorg et Sylvie Vancassel (INRA, Jouy-en-Josas)

10 pages
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Résumé :

Etudes cliniques et épidémiologiques
De nombreuses études cliniques montrent une déficience relative en acides gras en oméga-3 à longue chaîne, comme l’acide eicosapenaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA), chez les patients atteints de pathologies mentales et notamment de dépression. Des études épidémiologiques suggèrent que la consommation de ces acides gras, apportés principalement par les produits de la mer, pourraient contribuer à la prévention de la dépression. Par ailleurs, des essais cliniques ont montré une certaine efficacité de ces acides gras, notamment de l’EPA, en traitement adjuvant, voire en monothérapie chez des patients déprimés ou atteints de maladie bipolaire. Ces acides gras pourraient donc jouer un rôle dans la prévention des maladies neuropsychiatriques.

Etudes expérimentales
Les données épidémiologiques et expérimentales suggèrent que le déséquilibre actuel des apports en AGPI n-3 dans l’alimentation occidentale est un facteur délétère pour les fonctions cérébrales et favorise l’apparition de certaines neuropathologies (dépression, maladie d’Alzheimer…). Pour comprendre le lien entre apports alimentaires en AGPI et neuropathologies, nous nous intéressons aux mécanismes d’action des AGPI n-3 dans les cellules cérébrales. Seront présentées des données expérimentales obtenues chez le rongeur montrant l’influence de l’apport alimentaire en AGPI sur les processus cognitifs et le statut émotionnel, et sur les mécanismes sous-jacents identifiés.


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